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19.03.2009

BSG 4x14 Blood on the Scales

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La review qui tarde et tarde et tarde... J'avais l'intention de la poster en début de semaine dernière et rattraper mon retard pour être à jour au moment de la fin apocalyptique qu'on nous a sans aucun doute préparée et puis finalement j'ai dû me faire enlever par des extraterrestres ou alors ma montre est sacrément déréglée parce que pour le coup, 6 reviews en 3 jours, ça risque d'être un peu chaud.

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En tout cas, snif, déjà avec cet épisode on sent que la fin approche. On nous avait déjà tué Dee à la reprise mais même si elle était là depuis le début, perso je l'avais déjà oubliée l'épisode suivant. C'est triste à dire même si paradoxalement je n'ai jamais vraiment pu la saquer... Allez comprendre. Mais là on parle de Felix quand même. C'est pas n'importe qui, hein. Il a quand même eu le droit à ses propres webisodes, c'est pas rien. Et puis surtout il représente un peu l'âme de la série mine de rien, avec son côté idéaliste prêt à se perdre pour apporter un monde meilleur. Il a d'abord cru en la science comme remède aux problèmes des hommes, puis s'est tourné vers Baltar notamment pour bâtir une nouvelle société au moment de la découverte de New Caprica. Puis il s'est tourné vers Zarek en désespoir de cause devant les négociations de ses gouvernants avec les ennemis jurés, voyant l'humanité sur le point de disparaître. Le plus triste je trouve c'est que ces deux personnages qui sont probablement les seuls à l'avoir si bien cerné l'ont manipulé à mort. Mais ce n'est pas totalement glauque et pathétique (heureusement parce que y'a de quoi plomber un peu l'ambiance là) vu le regard entendu entre Gaeta et Zarek à la fin de l'épisode ; en tout cas pour moi ce sourire de Felix signifiait quelque chose comme "à bon entendeur ... ", qu'il savait très bien depuis le départ dans quoi il s'embarquait.

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Il n'imaginait probablement pas que l'autre allait zigouiller tout le Quorum au moment historique où ses représentant allaient enfin prendre une position courageuse (satanée ironie du sort) ou qu'il faudrait que lui-même donne des ordres d'éxecution, ou que Roslin sortirait de sa torpeur et déciderait de tout faire pêter mais je pense qu'il savait que l'issue ne serait pas des plus joyeuses. Sauf que même si sa jambe ne le démange plus et Sam s'est pris un retour de karma en pleine tronche, le monde n'en sort pas plus beau. En gros la récré est finie, on retourne dans le rang.

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J'ai trouvé que l'épisode renvoyait étonnement bien à la période insurrection de New Caprica. Particulièrement le moment des règlements de comptes avec les procès à la sauvage menés par les apprentis final five et miss "what the frak am I ?" sous les ordres de Monsieur le Président par intérim express Zarek. Le combat n'est pas le même mais les insurgés de l'époque et du moment sont les mêmes et Gaeta se trouve dans la même position d'être exécuté, (probablement même dans le même sas) sans broncher, juste parce qu'il assume chacun de ses choix. Bref j'adore. J'adore aussi le coup de Romo qui nous montre une autre facette de sa maîtrise de THE stylo et Tyrol qui se prend pour Bruce Willis dans les conduits d'aération du battlestar.

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Et lorsque les idéalistes sont exécutés, on se rend compte que les fondations du navire sont en train de se fissurer. Re snif.

07.03.2009

BSG 4x13 The Oath

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C'est fou ce qu'une petite alliance de rien du tout avec son ennemi juré peut provoquer comme polémiques... L'épisode précédent nous annonçait que cette histoire allait dégénérer, le résultat est largement à la hauteur de mes espérances.

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On a donc le droit à une belle leçon de manipulation de la part de Zarek qui n'a pas beaucoup d'efforts à faire puisqu'il joue avec les peurs et la colère chers à l'espèce humaine. Les fruits sont mûrs, il n'a qu'à les ramasser. Pour Gaeta par exemple : ce dernier est convaincu d'être dans son droit, voire même qu'il est de son devoir de rétablir la situation. Vu d'en bas, l'administration Roslin - Adama semble à son aise avec les concessions faites aux Cylons, au point d'en garder un comme Second dans la chaine de commandement ; Adama semble parfois oublier la situation de Tigh comme le montre leur conversation devant le café aux algues au sujet du Quorum.

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Même s'il est avant tout guidé par la douleur (douleur causée par un Cylon) Gaeta se place en révolutionnaire, mais sans réelle conscience des conséquences incontrôlables qu'aura son soulèvement (qu'il mène d'une main de maître il faut bien l'avouer) , contrairement à Zarek qui sait exactement à quoi s'attendre, comme il le dit en assommant le Chef Laird : ce n'est pas le dernier.

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Les humains ont peur d'être assujettis aux Cylons comme sur New Caprica ou de les voir s'infiltrer dans tous les rouages du système avant de tout détruire comme ils l'ont fait à bord des colonies. Dans tous les cas leur peur est assez fondée, on ne peut pas dire le contraire. Et c'est ce que souligne Lee, oui il a un problème avec les Cylons parce qu'ils ont pratiquement anihilé l'espèce humaine. Effectivement oublier, pardonner, intégrer les cylons dans la flotte c'est impossible sans faire de casse. Et c'est dans cette logique qu'on se retrouve non pas face à des insurgés castés pour l'occasion mais bel et bien à des personnages qu'on connait de longue date, depuis le tout début pour certains.
Dans le cas de Sam c'est dans l'ordre des choses : Diana et lui jouaient puis combattaient les cylons ensemble. Elle a dû se sentir un peu trahie tout de même. Pour les autres aussi, il s'agit d'une colère refoulée qui peut enfin sortir, quelle qu'en soit la victime : Lee parce qu'il s'est mis à faire dans le juste et légal, Laird parce qu'il obéit aux ordres, Helo (encore) parce qu'il a tué le lieutenant Thorne sur le Pegasus pour empêcher sa future épouse de se faire violer, etc... On a donc le droit à une révolte motivée par un certain idéal mais qui se transforme en règlement de comptes.

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Mais à part Zarek qui réussit même à berner Lee en lui faisant croire que son père n'avait juste pas confiance en lui, la situation fait un autre heureux en la personne de Kara qui se réveille de son hibernation de zombie en pleine introspection sur le sens de sa mort pour zigouiller du colonial. Voilà, c'est tout ce qu'il lui fallait pour lui faire plaisir à la Starbuck. Un flingue, une mission, un présidentiable en veston à secourir.
Le cliffhanger en lui-même n'est pas spécialement époustouflant, même si on se rapproche dangereusement de la fin, on sait que Roslin ne mourra pas dans une explosion et qu'Adama doit encore rester un peu pour ramener l'ordre à bord de son bébé, mais comme l'intérêt de l'épisode n'est pas là mais bel et bien dans le chaos et l'inévitabilité de cette insurrection, je ne vais pas faire la fine bouche. L'épisode est suffisamment chargé en intensité sans en rajouter une louche inutile.

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Bilan : Frack. Vraiment. On sent la fin approcher et c'en est effrayant. Mais surtout on est dans une logique parfaite par rapport à la situation de la flotte. Les survivants ont dû abandonner les espoirs qu'ils avaient mis sur la découverte de la Terre, et maintenant on leur demande d'accepter gentiment l'intégration dans leurs résidences de fortune des responsables de leur misère, ceux qui ont tué leurs familles, leurs amis et tous leurs espoirs. Donc l'inévitable arrive, ce n'est pas beau à voir, la confiance qu'ils ont les uns dans les autres est en train de voler en éclat alors que c'est quand même un peu tout ce qu'ils leur reste, et voir les derniers survivants de l'humanité s'entredéchirer et se canarder pour régler de vieux comptes, je trouve ça terrible. Et le pire c'est que ce n'est pas fini.

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