19.08.2008
1x05 Queen's Gambit
Suite à la destruction de son ordinateur dans l’incendie de sa maison, le persévérant Andy a creusé sa propre tombe. Je pensais l’histoire terminée. Sarah avait trouvé un moyen efficace et non mortel d’empêcher Andy de devenir le futur destructeur de l’humanité et j’aurais bien aimé qu’on en reste là. Mais c’eut été trop facile. Bien sûr les auteurs évitent de trop s’éparpiller en ne rappelant pas que les changements déjà opérés ou en cours pouvaient avoir des répercutions négatives, comme le fait que Skynet puisse se voir fabriqué par les japonais vainqueurs de la compétitions. L’argument de leur non présence dans le paquet de photos de la résistance ne vaut rien. Mais je vais jouer le jeu et suivre leur raisonnement selon lequel le Turc est la clé du futur (c’est plus simple et ça fait un très bon leitmotiv).
Et en plus de ce fil rouge, l’intrigue permet d’introduire un nouveau personnage, Derek, déjà lié à la mythologie en quelques sortes puisqu’il s’agit du frère du père de John et du quatrième résistant envoyé en 2007. Le problème c’est qu’il atterrit en prison pour le meurtre d’Andy, qu’Ellison est de la partie puisque l’affaire est liée au puzzle sur lequel il enquête, sans oublier le terminator qui a décimé son équipe et qui chercher à terminer le boulot. Finalement, heureusement que Sarah passe pas là. Apprendre qui il était a sans doute beaucoup aidé étant donné la basse opinion qu’elle a du personnage. Elle éprouvait de l’affection pour Andy et était sur le point de tout lui expliquer pour éviter que le Turc ne tombe entre de mauvaises mains, et au lieu de ça, le pauvre est exécuté sommairement malgré sa défaite. Sarah aurait pu laisser Derek croupir en prison puisqu’il ne lui était d’aucune utilité pour retrouver le Turc mais pour elle la famille c’est important. Tant mieux pour nous.
L’évasion ne s’est pas vraiment faite en douceur, Derek manque d’y passer et le terminator à semé l’un de ses bras. Mais Cameron parvient à détruire la boîte de conserve – non sans me laisser un ressenti quelque peu étrange : depuis le suicide de Jordan, Cameron a découvert ce qu’était le deuil et la complexité de l’attitude des humains face à la mort. John a du mal à se concentrer sur ses devoirs, les élèves laissent des mots à la défunte, un conseiller est dépêché sur place pour parler aux témoins, etc… et Cameron apprend de ces comportements. Ses réactions chez le psy sont excellentes de ce pont de vue là. Elle ne comprend pas ce qu’on attend d’elle dont elle s’adapte, d’abord en retranscrivant les derniers mots de Jordan (de manière tellement flippante que c’en est drôle) puis en calcant son attitude sur celle du psy (qui ne devait pas trop s’attendre à la voir tenter de l’analyser). Et lorsqu’elle a débranché ce qui sert de cerveau au T888, lui hottant ainsi la vie, j’ai eu l’impression qu’elle comprenait l’implication de son geste, là ou le meurtre la laissait indifférente auparavant. Peut-être est-ce parce que c’est l’un des siens ou parce qu’elle réalise ce qu’est la mort, toujours est-il que ça rejoint son geste de conserver du coltran dans l’épisode précédent et que c’est assez inquiétant. Et que le mot qu’elle écrit à la fin de l’épisode pendant que Derek agonise ne s’adresse probablement pas à ce dernier …
Pendant ce temps John se fait un nouvel ami, Morris et continue d’essayer d’approcher sa binôme de bio, même si les rumeurs de sa séquestration par son père semblent se vérifier par l’attitude de tous les partis. Ça aurait même plus tendance à l’encourager qu’autre chose. Je ne sais pas si cette histoire verra une résolution mais j’avoue avoir trouvé ça plus amusant qu’intriguant.
Bilan : Bon épisode, intéressant et efficace. Pour le coup j’ai un peu eu l’impression que le personnage d’Andy était dégagé en urgence mais il serait quand même mort à un moment donné et son remplaçant a bien plus de potentiel donc tout bien considéré ça ne me pose pas vraiment de problème.
17:03 Publié dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terminator, sarah connor, fox
18.08.2008
5x05 Ghost in the machine

Que c'est charmant ! Encore une fois le commandement pousse les limites du bouchon un peu loin et ça restera sans conséquences sur le long terme. Tout en surface. Je devrais être habituée depuis le temps, et quelque part je le suis mais c'est blasant de constater à quel point la facilité est de rigueur dans cette série.
- "Alors qu'est-ce qu'on fait pour le prochain épisode ?
- On n'a qu'à repêcher quelques Réplicateurs et Elizabeth.
- Ok mais l'actrice ne veut pas.
- Ben on n'a qu'à recycler une autre actrice de la série, il faut bien qu'elle serve de temps en temps.
- Bon mais maintenant on en fait quoi de tout ce beau monde ?
- On n'a qu'à dire que l'un d'entre eux est méchant et par soucis de confiance tuer les autres.
- Bah ouais mais comment on fera la prochaine fois qu'on n'aura pas d'idée ? On ne pourrait pas les congeler quelque part ? En plus j'aime pas gaspiller.
- J'ai une idée super originale : et si on les envoyait dans l'espace par la Porte ? Ça nous laisse une ouverture et en plus on n'a pas de problème d'éthique vu qu'on ne les tue pas et que la cryogénie c'est hype !
- Mais je crois qu'on l'a déjà fait, non ?
- J'en sais rien mais auquel cas on dira que c'est un clin d'oeil.
- Ah ouais, trop fort ! Et tiens, on n'a qu'à dire que Sheppard est tout triste et lance ce regard "je suis désolé, vous nous avez sauvé la vie, on a abusé de votre confiance en nous conduisant comme de beaux salops mais si vous êtes vraiment Elizabeth alors vous saviez que c'était ce qu'on ferait vu que c'est un peu une habitude chez nous."
- Et tu crois qu'il y arrivera ?
- Un regard de chien battu suffira je pense."

Voilà pour la partie intéressante de l'épisode. Pour le reste, c'est à dire les 38 premières minutes, je me demandais si je devais arrêter de regarder Atlantis tout de suite, au mid-season finale ou à la fin de la saison. Tout de suite ça m'arrangerait, parce que bon entre mon déménagement, le travail et tout le reste, mes semaines sont très chargées en ce moment mais comme je ne supporte pas de ne pas terminer ce que je commence ça se joue plutôt entre les deux autres. Je me suis aussi demandé comment j'allais faire pour transporter mon bureau mais ça c'est une autre histoire. Et j'ai aussi fait un somme express de 20 secondes (je précise qu'il était 18h30, que le soleil tapait violemment dans la pièce et que ma chaise de bureau (outre ses tendances psychotiques à me propulser en dessous le niveau de la mer) n'est absolument pas confortable. C'est sans doute pour ça que je n'ai pas dormi plus longtemps (et le fait que je me sois mise à me secouer comme un prunier) et non une montée de l'intérêt de l'épisode, je précise. Au cas où.
Bref c'était déprimant. On nous ressort Weir en la traîtant en vulgaire machine et en changeant son apparence. Personnellement j'ai trouvé que c'était véritablement jeter le personnage aux ordures. Aucune considération pour Torri Higginson ou pour le personnage qu'elle a interprété. Alors c'est vrai qu'ils ne sont plus à un changement près pour ce qui est des interprêtes de Weir (Jessica Steen aura tout de même joué le rôle pendant deux épisodes de SG1) mais là ils s'enfoncent encore plus et auraient dû en rester à sa mort en début de saison 4. C'était un adieu tout ce qu'il y a de plus correct à mon sens.

Et bien sûr cette histoire de Réplicateurs inascensionnés ne rend pas le tout plus touchant ou intéressant. Qu'ils arrêtent une bonne fois pour toutes de les ressortir à la moindre occasion. Déjà que ces petites bêtes ne m'ont jamais vraiment captivé dans Atlantis (Les Réplicateurs commençaient déjà à perdre de leur intérêt lorsqu'ils se sont mis à prendre forme humaine dans la série mère) mais maintenant je crois que je suis sur le point de ne même plus prêter attention à leur présence : qu'ils détruisent la cité, on commence à avoir l'habitude...
Donc pour le coup je ne sais même pas si j'ai trouvé l'épisode moins bon ou au niveau des précédents parce que mon intérêt pour la série baisse un peu plus chaque semaine. Elle ne joue même plus son rôle de guilty pleasure la fourbe. Faut le faire.
20:29 Publié dans Stargate Atlantis | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stargate, atlantis, sga, ghost, machine, scifi, série
16.08.2008
1x04 Heavy Metal
Un dimanche typique en famille. Cameron croit que Cromartie est toujours dans les parages. Elle n’a pas tord mais sa piste entraîne tout ce beau monde vers un autre terminator (on va finir par devoir effectuer un recensement vu le nombre de boîtes de conserve qui traînent dans le coin). C’est l’occasion pour John de passer à l’action. Alors il se met dans de beaux draps et n’en sort pas sans l’aide de sa mère et de Cameron mais le tout est la conséquence directe du suicide de Jordan. On l’a empêché d’agir, quelqu’un est mort. Et rien ne sert d’attendre patiemment l’avenir pour devenir un héros quand on doit rester passif devant les problèmes présents. Le coltran aurait servi à fabriquer de nombreuses machines, à engendrer ce futur qu’ils doivent combattre, donc pour le coup, même si l’attitude de John valait son pesant de bouletitude, c’était en fin de compte la seule réaction qu’on ait pu attendre de lui.
Il est en de même pour Sarah pour qui préparer John au combat signifie avant tout lui donner les armes pour survivre. Le confronter au danger par contre, c’est tout le contraire du but qu’elle s’est fixé. Si sa préparation pouvait éviter à John d’aller au front une seule fois je pense qu’elle en serait ravie. Sauf qu’en tant que mère elle doit aussi le laisser commencer à mener ses propres combats, même s’ils sont généralement plus dangereux que ceux d’un ado ordinaire.
Et de son côté Cameron agit pour sa propre sauvegarde. On peut imaginer que le coltran puisse lui servir en cas de dommage sévère ou qu’elle voit le morceau de métal comme un moyen de ne pas disparaître. Tout détruire c’est avorter sa propre conception, un paradoxe probablement difficile à gérer…
L’épisode se termine sur un retour à la normale très pesant. La scène de l’arrivée fait bien sentir ce calme oppressant du retour à la routine. Mais faire ses devoirs quand le monde est sur le point de basculer, ça ne doit pas être évident.
17:55 Publié dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terminator, sarah connor, fox
12.08.2008
3x02 What about Bob ?

Eureka revient au meilleur de sa forme avec ce nouvel épisode. J’ai été conquise par cette histoire de laboratoire souterrain. C’est tout à fait dans la veine des expériences qu’on ne peut trouver qu’à Eureka. Évidemment Carter est appelé à enquêter, en apprend de belles par la même occasion (mention spéciale aux explorations de Mars) et part enquêter avec Allison sur ce qui semble être un meurtre. Bien sûr il y a tellement de données inconnues dans l’enquête, de suspects et mobiles possibles, qu’elle se déroule un peu malgré les téléspectateurs, comme d’habitude. Surtout que Carter cherche un peu au mauvais endroit. Une expérience qui tourne mal pour cause de relation longue distance et de jalousie et voilà que les habitants du laboratoire se transforment en reptiles. Mais c’est surtout l’occasion de faire revenir Henry, même si c’est sous forme d’hologramme puisqu’il sera remarqué par Thorne qui obtiendra sa grâce à la fin de l’épisode. Voilà qui est fait.
De son côté Allison est toujours bien amoureuse et décidée à épouser Stark au grand désarroi de Carter qui la voit encore une fois sauter dans les bras de son futur ex-ex-mari quand c’est lui qui a fait tout le travail pour la sauver des serres du vilain Godzilla qui l’a prise pour otage.
Le tout est mis en abîme lorsque Fargo décide de retransmettre l’ « émission » dans le café et qu’une audience se forme et se met à commenter les évènements de ce qu’ils nomment eux-mêmes le précurseur de la télé-réalité.
Et pendant ce temps Thorne se lance dans une immense campagne de réformes visant à rentabiliser le fonctionnement de la ville. Et à 25 $ le café c’est le genre de chamboulements qui ne fait plaisir à personne. A la fin tout retourne dans l’ordre sauf que si les intentions d’Eva Thorne ne se font pas plus claires elles en deviennent également plus inquiétantes.
Bilan : Pour moi c’est tout bon là. Un concept intéressant mis en abîme et détourné avec humour, des chamboulements à tous les étages, un développement de fil rouge, le tout dans un épisode qui conserve le dynamisme et le charme propres à la série.
19:06 Publié dans EUReKA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eureka, série, télévision, scifi
11.08.2008
1x03 The Turk
Encore un épisode bien sympathique qui nous fait avancer dans la mythologie. Comme promis, Sarah se met à enquêter sur Skynet afin d’empêcher sa fabrication et empêcher l’apocalypse d’avoir lieu. C’est quand même plus constructif et plus intéressant que se tapir au fond d’un trou. Parmi les photos retrouvées dans la planque des anachroniques morts, une sortira du lot, celle d’Andy Goode. C’est un peu beaucoup rapidement expédié toute cette histoire : La veuve de Miles Dyson le reconnaît lui, entre bon nombre d’autres personnes, parce qu’il a travaillé avec son mari plus de 10 ans en arrière pendant un été et il se trouve que c’est justement le type qu’on cherchait. Ça on ne le sait pas encore mais étant donné que son ordinateur a l’honneur d’avoir son nom dans le titre, on comprend bien vite qu’il ne s’agit pas seulement de jouer aux échecs. En plus Andy explique à Sarah l’air de rien que sa machine a ses humeurs, qu’elle règle les problèmes comme ça lui chante, si ça lui chante. Si elle n’a pas le cœur à jouer aux échecs, ou si elle décide qu’elle ne gagnera pas, elle n’ y mettra pas beaucoup de bonne volonté. On peut facilement imaginer que si on lui donne les moyens de contrôler le monde et qu’elle décide de tout faire péter il n’y aura plus personne pour l’en empêcher.
Mais aussi avancé et émotionnellement incontrôlable soit l’ordinateur d’Andy, Sarah ne peut pas se résoudre à le tuer. Rien ne lui dit assurément qu’elle est bien face au futur concepteur de Skynet et qu’il n’y a pas de moyen moins radical d’éliminer le problème. Skynet a cette fâcheuse habitude de tout tenter pour assurer sa fabrication. Si Dyson était la première cible de la résistance c’est avant tout parce que le morceau d’exosquelette trouvé haché menu par Sarah dans le premier film lui avait permis de précipiter les avancées dans le domaine de la robotique (quand on voit dans quelles conditions John Connor a été conçu on peut se demander si ce n’est pas au camp qui fabriquera le plus gros paradoxe). Mais ce que nous dit la série c’est que visiblement même sans coup de pousse du futur, l’humanité est sur le point de fabriquer des machines incontrôlables. Auquel cas il me semble que la bataille est sans fin. Si ce n’est pas Andy Goode ce sera quelqu’un d’autre, c’est indubitable. Si ce n’est pas Skynet ce sera un autre système de défense. Donc toute cette focalisation sur un type qui fabrique un robot dans son salon, personnellement j’ai du mal. Et il m’a bien fait pitié le pauvre à voir le travail de toute une vie réduit en cendres devant ses yeux. C’était ça ou une balle dans la caboche, surtout que l’anachronique n°4 l’observait tapis dans un buisson.
Pendant ce temps là, John et Cameron essaient de se fondre dans la masse lycéenne. Pas gagné tout ça, surtout qu’on peut oublier la Cameron du pilote, parfaitement camouflée en adolescente dans son trou du Nouveau-Mexique. La version définitive a beaucoup de mal avec les relations humaines. Son attitude et son discours sont discordants sur toute la ligne. Dans les toilettes la voilà qui insulte, fiche les jetons et tente toutes sortes d’approches erronées devant la détresse de Jordan. Et elle a aussi beaucoup de mal à passer inaperçue sous les détecteurs de métaux. Sa nouvelle amie se suicidera à cause d’une obscure histoire de trompe-l’œil (qui je l’espère sera résolue dans la seconde saison) le tout sous le regard impuissant de John, empêché d’agir par son garde du corps personnel.
De son côté Ellison fait le lien entre son affaire de meurtre (Enrique) et celle de la planque, de quoi le faire bien cogiter vu que le sang présent sur les lieux n’est pas du sang et que les empruntes digitales des victimes sont celles de jeunes enfants. Là je me suis marrée ! Oui c’est logique mais on baigne tellement dans l’absurde avec cette histoire que je me demande comment le gars n’a pas déjà pété un câble !
Cromartie lui, continue sa cure thermale.
Bilan : J’aime bien voir John et Cameron confrontés à des histoires de lycée. Ça nous permet de voir Cameron interagir avec des être humains qui ne sont pas dans le secret de sa nature et de voir John jeter son dévolu sur la première bonde venue et se voir rattrapé par son rôle de futur sauveur de l’humanité. C’est à la fois complémentaire et en contraste avec les autres intrigues. L’histoire d’Andy était plutôt touchante et le dilemme de Sarah très bien rendu. Très bonne dynamique, très efficace.
18:35 Publié dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terminator, sarah connor, fox
08.08.2008
Episode 4
Pas très sympa de terminer sur un tel cliffhanger. L’épisode est passionnant, haletant et d’une richesse extrême. Je vais avoir du mal à ne rien oublier.
Encore une fois, nouvel épisode, nouvelle construction. On explore à la fois le présent et le passé. Pour la partie présente, il s’agit surtout de confronter Claire à ce qu’est devenu son mari. C’est Miranda qui l’explique le mieux en lui relatant les mêmes faits qu’à son mari dans le premier épisode. Sauf qu’à en croire Peter, elle n’est pas totalement dans le vrai. L’explication la plus plausible est que Jackman est bien le clone de Jekyll mais dans cette affaire, rien n’est sûr. Pour le coup le présent ne nous apprend pas grand-chose, à part que le remède a été injecté et que de Jackman et Hyde, un seul en réchappera.
Le plus intéressant vient en fait des flash-back qui retracent l’arrivée de Hyde. Malheureusement pour Tom, il semblerait qu’il s’agisse d’un gros effet secondaire à sa rencontre avec Claire, comme le suggère Hyde sans le savoir : les premiers symptômes coïncident avec leur première partie de jambes en l’air. Et rien d’étonnant à ce que la première manifestation du monstre lattant ait un rapport direct avec Claire. Autre révélation inquiétante de l’épisode, la naissance des jumeaux est pour le moins étrange, comme si Eddie et Harry n’avaient formé qu’un seul être jusqu’au moment de la délivrance. Dans n’importe quelle situation on pourrait trouver ça assez bizarre, surtout avec les techniques modernes, mais lorsqu’il s’agit des enfants de l’héritier d’Henry Jekyll on peut être sûr qu’il y a forcément anguille sous roche.
Jackman comprend bien vite que le personnage qui l’habite représente un danger pour sa famille. On retrouve l’appartement des débuts, Tom met sa bague et ses clés en sûreté et commence à étudier le spécimen. Et force est de constater que la scène de la rencontre fait froid dans le dos. Non seulement Hyde a une intuition tellement développée qu’elle lui permet de cerner Jackman non pas en analysant mais en ressentant ses pensées, mais en plus il est capable de provoquer et anticiper ses réactions au point qu’on ait l’impression d’assister à une conversation en direct dont Hyde avait entraîné l’issue. Le moment où il l’étrangle est à glacer le sang et fait montre d’un vrai sens de la mise en scène de la part de Hyde qui rend le support interactif en rappelant à Tom qu’il est dans sa tête et peut surgir à tout moment. S’il peut lui faire croire qu’il l’étrangle, il doit aussi pouvoir le tuer par la pensée. Ce serait se condamner lui-même bien sûr mais c’est surtout un message fort envoyé à son hôte. Et il ne se gêne pas pour en rajouter un peu en achetant une nouvelle télé avec la carte de crédit de papa. Si Tom a détruit l’ancienne télé, c’est parce que Hyde l’y a poussé. Et si le tout coïncide avec l’arrivée du livreur c’est encore parce que Hyde a soigné sa mise en scène : c’est lui qui décide quand venir, c’est lui qui décide quand repartir. On est bien loin de l’arrangement qui régira leur cohabitation mais cette scène permet bien de comprendre comment on en arrivera là. C’est une simple question de survie mais qui ironiquement réduit leur espérance de vie de manière fulgurante.
Les transformations altèrent l’ADN de Jackman et le remède devient alors le seul recours. Sauf qu’on ne sait pas pour qui est ce remède. Si Klein & Utterson (comme quoi le Docteur Jekyll aurait dû se méfier de son avocat…) compte sur la grande force de Hyde, l’épisode précédent nous a montré que Jackman était à la hauteur du combat. Je ne sais pas trop qui j’espère voir sortir de la boîte et j’avoue que j’ai du mal à les imaginer l’un sans l’autre : en voulant les séparer c’est en quelques sortes le mythe que Klein & Utterson tente de disséquer. Mais j’ai toute confiance en Steven Moffat quant à l’issue du problème.
17:42 Publié dans Jekyll | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jekyll, hyde, stevenson, jackman, moffat, bbc
07.08.2008
1x02 Gnothi seauton
Je ne sais pas trop par quel bout prendre cette review. Pas que je me sois ennuyé mais mon cerveau a du mal à traiter trop d’informations en même temps ces jours-ci. Ça doit être à cause du four là-dehors qui évacue sa chaleur sur ma pauvre petite personne qui se met à rêver de glaciers et de neiges éternelles. Bref, allons-y : j’ai trouvé l’épisode bien plus étoffé que le pilote. Il met en place un certain nombre d’éléments à commencer par tout le petit monde qui se promène à la même époque que notre petit groupe. Sarah croyait qu’ils seraient plus en sécurité et passeraient relativement inaperçus le temps de débusquer le méchant créateur de l’ordinateur démonique (heureusement pour lui, Bilou a pris sa retraite) mais la vie tranquille, ce n’est visiblement plus à l’ordre du jour. La tête de Cromartie a traversé avec eux et son corps a attendu sagement tout ce temps pour la récupérer (mouais, dit comme ça c’est vrai que ça fait bizarre).
Mais Sarah et Cameron seront confrontées à encore un autre Terminator, ce dernier venu éliminer le groupe de Résistants de séjour en ville. Autre problème, ces derniers auraient pu leur procurer de faux papiers gratuitement s’ils n’avaient pas eu la mauvaise idée de mourir entre temps. L’un des quatre a survécu mais bon finalement, vu la réserve de diamants que John trouve commodément dans leur coffre, le problème ne se pose plus. De quoi régler à la fois leurs problèmes administratifs et financiers… Sarah va tenter de renouer avec ses contacts, sera confrontée au dépaysement offert par cette nouvelle époque et finira par obtenir ce qu’elle veut. Une fois qu’on possède une belle collection de diamants, c’est plus facile d’obtenir des papiers (même quand on est deux morts et un cyborg.). L’histoire avec Enrique ne sert finalement qu’à introduire son neveu et nous montrer que Cameron sert bien à quelque chose (faire le sale boulot en lieu et place d’une Sarah plus très prompte à tuer les gens depuis l’histoire avec Miles Dyson).
Sarah apprendra aussi la vraie raison du voyage temporel. Je dois avouer que j’ai aimé la façon dont c’était annoncé. D’abord Cameron lui annonce qu’elle aurait dû mourir 5 ans dans le futur et une fois que Sarah a bien digéré l’info elle lui sort de but en blanc que la cause de sa mort c’est le cancer. Le choc…Non seulement Cameron est flippante au naturel mais en plus elle ne livre les informations importantes qu’au compte goutte et toujours sur le ton de la conversation. Elle aurait de l’humour qu’il en serait sacrément caustique.
Pendant ce temps John s’ennuie comme un rat mort à tourner en rond depuis trois jours. Il finit bien évidemment par aller voir à quoi ressemble le monde extérieur contre l’avis de sa môman qui préfèrerait prendre quelques précautions avant de le voir faire n’importe quoi. Ce qu’il fera bien évidemment. Je veux bien qu’il soit un peu déphasé et dépaysé mais dans le genre « Un alien a bouffé mes neurones », le coup de faire ses recherches sur Internet dans un lieu public, c’est fort. Mais alors en plus vérifier à droite, à gauche qu’on ne regarde pas par-dessus son épaule et ne même pas vérifier derrière, là c’est risible.
Je crois que c’est là que se pose la grande question de la saison : comment va-t-il survivre au moins jusqu’à la fin du monde ? Sans oublier qu’il grille sa couverture de mort en allant voir ex-futur-beau-papa Charley qui ne manque pas de capter que le petit Johnny n’a pas beaucoup grandi en huit ans. Mais comme ex-futur-beau-papa Charley ne ressemble plus à un lieutenant des Orii mais à Johnny « I fuck your wife » Gavin, je n’ai rien contre le voir faire un petit coucou de temps en temps.
Bilan : Beaucoup d’éléments mis en place dans cet épisode : l’existence d’un Résistant du futur qui court dans la nature, deux Terminators dans les parages (dont un occupé à se refaire une beauté), le retour de l’ex-fiancé et un agent du FBI toujours sur la même enquête sans le savoir. De quoi bien contenter mon petit crâne amateur d’histoires tordues !
11:29 Publié dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terminator, sarah connor, fox
06.08.2008
3x01 Bad to the Drone

Ça fait bien plaisir de retrouver la charmante petite ville d’Eureka. L’histoire en elle-même est plutôt rafraîchissante. Global Dynamics perd un drone suite à un essai d’antimissile et comme d’habitude Carter est appelé à la rescousse pour récupérer l’engin. Et le tout le jour d’un audit. Même si Eva Thorne a très mauvaise réputation et que la situation ne montre pas la ville à son avantage, on se doute bien que GD ne sera pas fermé. S’il s’était agit d’un épisode de fin de saison, pourquoi pas, le suspense aurait pu durer jusqu’à la reprise, mais en début de saison ce genre d’histoire est forcément déployé pour introduire autre chose. Rien d’étonnant donc à voir Eva Thorne annoncer qu’elle prend la tête de l’entreprise, nommant Stark et Allison co-présidents. Toute son évaluation et ses remarques négatives n’ayant eu pour but que de préparer son sacrement. Surtout qu’elle a l’air d’avoir prévu de quoi s’occuper à GD …
Pendant ce temps, Allison tergiverse à re-épouser Nathan, au grand damne de Carter qui a toujours des sentiments pour elle (mais qui heureusement ne se souvient pas l’avoir épousé dans une autre vie). Honnêtement je pensais vraiment qu’elle allait dire non. Parce que Stark est Stark ; surtout après l’annonce de leur nouveau co-poste : en général ce genre de responsabilité conjointe tue une relation, ce d’autant plus si les deux partis ont déjà du mal à se supporter dans le travail. Mais soit, de toute manière la loi des séries veut que leur couple ne dure qu’un temps. A mon avis ce sera une saison.
Mais retournons-en à notre drone dont le détraquement a été piloté malgré eux par la femme de son concepteur et Larry, l’une pour aider la carrière de son mari, l’autre pour se faire bien voir par Thorne. Résultat, c’est la pagaille. Le drone répondant au doux nom de Martha évolue trop vite et fait sa crise d’adolescence en mettant la ville sens dessus dessous. Ce sera Zoe qui l’aidera à terminer sa fugue, résolvant par là même le problème père-fille du jour puisque Carter a du mal accepter de la voir prendre peu à peu son indépendance.
Du côté d’Henry rien de très réjouissant, son dossier ne s’annonce déjà pas très bien mais en plus il est bien décidé à ne pas se battre.
Bilan : rien de transcendant mais l’histoire est sympathique, l’humour présent, les répliques font mouches et c’est une bonne atmosphère qui se dégage de l’épisode. Un bon retour pour la série en somme. Par contre cette manie de supprimer les génériques continue de me faire pester.
17:37 Publié dans EUReKA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eureka, série, télévision, scifi
05.08.2008
1x01 Pilot
La série débute environ deux ans (ou quatre, ça dépend d'à quel film on se réfère) après la fin du second opus. On y retrouve Sarah et John menant une vie plutôt normale, compte tenu de leur situation. Mais la normalité va vite prendre fin, Sarah étant rattrapée par ses rêves et l’idée qu’elle et son fils représentent un danger pour toute personne à qui ils s’attacheraient.
L’histoire en elle-même est donc plutôt classique : leur fuite les fait repérer, un Terminator fait un carton en essayant de tuer John et un allié aussi inattendu qu’une campagne de promotion le permet fait son apparition. Le tout permet d’introduire le cadre de la série : le petit groupe fera un bond de 8 ans dans le futur afin que la série colle mieux à la réalité de notre époque (une série basée sur des évènements ayant lieu au siècle dernier peut rebuter le téléspectateur, c’est bien connu. En plus dans le temps on utilisait des ordinateurs qui fonctionnaient et on n’avait pas encore à vendre un membre de sa famille pour se payer un litre d’essence donc on aurait presque eu à qualifier le tout de série historique…).

Le bond temporel permet également à la série de gagner une certaine légitimité puisqu’elle se situe chronologiquement entre le second et le troisième film et qu’une fois qu’on sait qu’ils vont échouer, il n’y a plus grand-chose à dire sur les évènements précédant le jour du jugement. La série se pose alors comme une alternative, les évènements suivent un autre cours et peuvent se développer plus librement. Ainsi les enjeux de la série peuvent reprendre de l’importance (détruire Skynet, empêcher la fin du monde, etc…) et le combat des personnages ne pas sembler vain.
J’ai trouvé que les personnages collaient assez bien à leurs versions précédentes. John est moins sale gosse et Sarah plus posée mais le tout reste vraisemblable compte tenu des deux années assez paisibles qu’ils semblent avoir passées. J’aime beaucoup Summer Glau et même si j’aurais aimé la voir dans un rôle différent (elle excelle en personnages bipolaires flippants à souhait) c’est un plaisir de la retrouver dans un rôle peu conventionnel. Cameron est imprévisible, incontrôlable et son absence d’émotions la fait répondre à une logique froide imperméable à tout autre mode de raisonnement. Je trouve que le personnage donne une toute autre dimension à l’histoire.
Je ne suis pas en reste non plus avec les scènes d’action et leur caractère plutôt atypique et distrayant.
Bilan : un pilote efficace, dans la lignée des films mais qui va droit à l’essentiel et ne nous perd pas dans des combats sans fin. Ce n’est pas le meilleur pilote de l’année mais il a le mérite de piquer ma curiosité et me rendre impatiente de voir la suite.
15:23 Publié dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terminator, sarah connor, fox
04.08.2008
5x04 The Deadelus Variations

Bon ben ça va, ça ne cassait pas de mine mais c’était plutôt regardable. Encore une fois l’histoire ne mène nulle part, on ne comprend pas très bien l’intérêt qu’elle peut avoir, non seulement pour l’intrigue générale mais surtout en elle-même. Ca reste du bon divertissement, sans plus.
Pour résumer rapidement, l’équipe de Sheppard se précipite sur ce qui ressemble à une réplique du Dédale, apparue comme ça, en orbite et sans le moindre membre d’équipage. Ca sent un peu mauvais cette histoire. Mais en bons héros qui s’ennuient, ils montent à bord et se créent des ennuis. On ne met pas très longtemps à comprendre que le vaisseau vient d’un monde parallèle ou du futur (tient ça aurait été intéressant, pour varier les plaisirs). Evidemment la première option sera retenue et McKay parviendra à ramener l’équipe au bercail pendant que Ronon et Sheppard tueront de l’envahisseur inconnu et que Teyla nous la jouera dépression post-partum.

Alors j’aimerais bien que ces méchants introduits aussi finement servent à quelque chose par la suite, non pas que leurs têtes ou leurs vaisseaux me plaisent particulièrement, mais j’ai trouvé leur utilisation tellement sommaire que je retiens de l’épisode un gros sentiment d’inachevé. J’admets que ce n’était peut-être pas seulement la faute des scénaristes étant donné que j’ai dû passer au moins le quart de l’épisode les yeux fermés (pourtant on ne peut pas dire que je ne fasse pas d’efforts cette année vu que je regarde les épisodes sur le coup de 10 – 11 heures du matin mais je n’y peux rien, la série me rend narcoleptique). Peut-être que si je décidais de revisionner l’épisode il m’apparaîtrait plus clairement. Ou alors c’est vraiment le genre d’épisodes qui se regarde très bien les yeux fermés.

Et malgré tout ça j’ai quand même apprécié l’épisode dans son ensemble. On pourrait avancer plusieurs hypothèses comme son traitement minimaliste, le voyage dans des dimensions parallèles, le fait qu’il me soit apparu comme très court ou le fait que McKay soit à l’honneur. En tout cas c’était encore un épisode pas du tout prise de tête mais néanmoins divertissant dans la lignée des deux premiers.
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